France 5 s’intéressera ce vendredi 21 janvier, à 19h55, à une des régions les plus mystérieuses du Maroc : le Siroua. Aux confins du Haut-Atlas, dernier rempart avant le Sahara, l’ancien massif volcanique déploie ses panoramas à la fois désertiques et verdoyants. On s’étonnerait d’y trouver des habitants, et pourtant, son isolement en a fait un abri pour de nombreuses populations victimes des pillages des tribus sahariennes. Y protégeant leurs ressources, ces réfugiés finirent par s’installer discrètement et remarquèrent la fertilité remarquable de cette terre pour la culture du safran. A tel point que Taznakht, bourg de 12 000 habitants, produit 3 tonnes de safran chaque année, et d’une pureté renommée.

C’est à ces récoltants qu’Aurélie Massait s’est intéressée dans son reportage « Abdullah, chercheur d’or rouge« . Le travail de quelques 1200 petits producteurs, regroupés en coopératives de villages ou simplement colporteurs, comme Abdullah, se déroule à l’abri de paysages fascinants. Difficile de croire que ces familles rurales de la tribu des Aït Ouaouzguite donnent au Maroc la quatrième place mondiale de production de safran ; et pourtant, c’est grâce à leur savoir-faire cinq fois séculaire qu’à l’autre bout de la chaîne, le safran trouve ses débouchés à prix d’or dans la cuisine, la médecine et la cosmétique.

Un prix qui s’explique par la minutie qu’exige la récolte : les petites fleurs doivent être cueillies avant le lever du soleil, manipulées précautionneusement, et il en faut 150 000 pour faire un kilo de safran. Cette atmosphère privilégiée de chasse au trésor, paradoxalement ancrée dans la paix ancestrale de la campagne de Ouarzazate, est désormais accessible sans dépendre de la télévision : clubaventure vous propose un trek modéré de 8 jours (dont plus de la moitié est consacrée à l’ascension du Siroua).

Ce trek se caractérise par la variété des paysages et son isolement des sentiers touristiques. Du sommet, à 3305 mètres d’altitude, on découvre cet entremêlement de plateaux lunaires, d’orgues basaltiques et de pâturages escarpés. Plus bas, sur la face nord, se découvrent des villages de terre ocre, fondus dans la masse rocheuse.

Comme le reportage d’Aurélie Massait, ce trek est une invitation à aller voir plus loin, explorer des mondes reculés qui vous réservent la surprise de l’émerveillement.

Voir le trek Ascension du Siroua

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